Reconnaissables entre tous, les œuvres du peintre ivoirien James Houra portent le sceau du style qu’il s’est approprié : le damier. C’est dans ce style, qu’il a lui-même qualifié de « figuratif informel », que le peintre s’est exprimé durant toute sa carrière.
Fasciné par les femmes et le rôle qu’elles tiennent auprès des hommes et dans la société, il en a fait le sujet principal de son art et les a largement déclinées sur des tableaux aux couleurs gaies.
Né en 1952 à Adiaké en Côte d’Ivoire, James Houra a été remarqué dès le collège par son professeur d’arts plastiques, le peintre Mathieu Gensin qui l’a encouragé à intégrer l’Ecole des Beaux-Arts d’Abidjan. Il finit avec un doctorat en Histoire de l’Art obtenu en France; discipline qu’il enseignera lui-même de 1978 à 1984 à l’Institut National des Arts d’Abidjan (INA), actuel INSAAC.
Les œuvres de ce grand représentant de la peinture figurative ivoirienne appartiennent aujourd’hui à de nombreuses collections privées. Ses peintures ont contribué à faire connaître l’art ivoirien sur la scène internationale.
Sa disparition en janvier 2020 a été une perte immense pour la communauté artistique ivoirienne et pour le monde de l’art en général. Cependant, son héritage artistique perdure à travers ses œuvres qui continuent d’inspirer et de captiver les spectateurs du monde entier.